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  • : Les chroniques d'Amélie
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  • : AND NOW LADIES AND GENTLEMEN… Connaissez-vous ces séries télévisées dans lesquelles le personnage principal commente l’histoire en voix off ? Voilà ce que sont ces textes. Chroniques de la vie, parfois chroniques de ma vie. Essais d’art au sens propre, billets d’humeurs ou simples phrases griffonnées sans queue ni tête les unes à la suite des autres. Enjoy!
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Je fais passer

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Lundi 28 juillet 2008

Voilà que je me prends pour un poète

J’écris seule dans le noir

 

La pièce, ma chambre, est noire

J’y fixe les images d’une humeur noire

Dans la tasse le café est noir

Le chat couché à mes côtés… noir

 

Tous les clichés sont là

La mine fatiguée

Les montagnes de livres et de tasses de café

Le spleen et le chat

 

Baudelaire peut se marrer

Elle est belle la poète (pitié je déteste ce féminin ridicule de poétesse, rien que le déterminant ici me gène)…

 

Mon chat…me mord

Dans mon lit…personne ne dort

Mes mots à peine écrits…sont déjà morts

par Amélie
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Lundi 28 juillet 2008

Mélancolie il fait trop froid

Mélancolie je me noie

Ton sang insidieux

Visqueuse bourbe noirâtre

Me rentre par les yeux

Et pénètre ma rate

Ton feu de glace pointu

Poignarde mes espoirs

Ce sont mille lames aigues

Qui plongent dans une bile noire

Tu es le silence hurlant

Qui déchire mes tympans

Tu es l’absence présente

Qui me rend transparente

Tu es le désir canaille

Qui me dévore les entrailles

Tu es les mots qui me font peur

Ceux qui me manquent, ceux que j’enterre

Ceux que je n’écris pas

Ceux qu’on ne me dit pas

Mélancolie ta fidèle étreinte

Attise ma complainte


Découvrez Mylène Farmer!
par Amélie
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Lundi 28 juillet 2008

Spiderman m’a prise dans sa toile, je ne sais même pas s’il s’en rend compte.

Tissée à dessein ou non, je m’y suis jetée et maintenant j’attends que l’animal vienne m’y manger.

J’ai dû m’y poser comme une plume, car l’araignée ne semble pas pressée.

Sa myriade de regards me traverse sans se poser sur moi.

Je cuis au soleil, délaissée dans un coin du web, et si je n’étais bientôt plus que poussière ?

 

 


Découvrez Various!
par Amélie
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Mercredi 23 juillet 2008

Un sang glacé

Parcourt mes veines ;

Finir gelée,

Ce s’rait pas d’veine !

 

Une gangue de pierre

Me tient serrée ;

Finir pétrifiée,

Quelle galère !

 

Des serpents vicieux

Me regardent droit dans les yeux ;

Finir médusée,

Abusé !

 

Mon livide, mon grand lit

Borde ma mélancolie ;

Finir endormie de toi

Ne me déplairait pas…

par Amélie
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Mercredi 23 juillet 2008

Je me censure

Pour éviter de rimer en muscle cardiaque

Je me censure

Pour pas que tu lises à travers

 

Je me bâillonne

Parce que j’ai le trac

Je me bâillonne

Je transforme Hermione en Cerbère

 

Je me ligote

Je n’écris que des trucs en toc

Je me ligote

Et te donne la clé des menottes

par Amélie
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Mercredi 23 juillet 2008

Et surtout pas tomber dans la guimauve

Même si c’est mou

Même si c’est chou

Doux comme un hibou

A vous mettre à genoux

 

Dans la guimauve on r’bondit pas

On s’enfonce

On se vautre gna gna gna

La mièvre guimauve mauve

C’est d’la défonce

Pour les apôtres

De la niaiserie

Ah !

 

Et puis ça colle

C’est du moelleux en sparadrap

Pour engluer les airs béats

Cacophonie gluante

Ennemie des belles plumes

Qui pour être aiguisées doivent tremper dans l’acide

– entre autres

par Amélie
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Lundi 21 juillet 2008

Sois sage ô mon envie

Et tiens-toi à carreaux

 

Sans un mot de trop

Qui pèse ou qui prose

 

Je veux l’aube d’été

La couleur des voyelles

 

Tous les symboles

Toutes les paroles

 

Réinventés

par Amélie
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Dimanche 6 juillet 2008
Une petite info:

Quelques articles du blog sont désormais accompagnés de la musique qui leur sied. Partez à leur découverte!

Je pars en vacances dans quelques jours, j'espère revenir avec quelques textes, je ne vous garantis rien. Vous pouvez poster des commentaires pendant mon absence, je serai ravie de les découvrir et de les valider à mon retour.  ;-)

A bientôt!

Le morceau qui va m'accompagner à la plage:


Découvrez Lenny Kravitz!
par Amélie
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Mercredi 2 juillet 2008

Au sujet d'un texte du XVIIème siècle qui critique le régime en place:
- Et quel était le régime politique à l'époque?
- Euh...
- ?
- Euh...
- Qui gouvernait? Un président de la république? ... un roi?
- ...
- ...
-...euh... un président de la république.
- vous êtes sûr?
- oui oui, c'est ça un président de la république.
- le château de Versailles ça vous dit quelque chose? (NDLR: le candidat étudiait justement à Versailles)
- Ah oui!!! Bien sûr! c'était un roi! Louis-Napoléon Bonaparte!!!
- Ah non! Il s'appelait bien Louis mais c'était pas celui-là...

Au sujet du poème de Paul Verlaine, "Mon rêve familier":
"On voit bien le rôle adoucissant de la femme dans ce texte".
Bah voyons... comme la lessive...

par Amélie
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Mercredi 2 juillet 2008

De retour de concert, pas encore remise de l’excitation et de cette sensation de communion entre l’artiste et son public, que l’on ne trouve que chez les très grands. Ceux qui font de l’art, pas du fric.

De retour d’un de ces moments hors du temps donc, me voilà de nouveau à penser la musique et ce qu’elle représente pour moi.

 

Plus j’y pense et plus j’en viens à la conclusion que la musique est le langage suprême. Cette communion, cet état de conscience du monde, comme si soudain on comprenait, cette résonance, font d’elles l’aboutissement du langage. Je veux dire par là, qu’elle exprime sans les mots : c’est un langage affranchi de leur poids, des contingences, des limites.

 

La musique est résonance. Dans ma gorge, dans mes oreilles, mon corps et mes pensées, mon âme si elle existe. En cela elle est profondément humaine.

 

On touche là à l’essence de la vie, à ce qui fait de nous des hommes et des femmes, à la pulsation, le battement du cœur, le sang qui bat les tempes, la pulsion, la sueur de la transe. Forcément, elle ne peut pas être qu’un objet culturel. Elle est primitive, tribale, et en même temps sublimement élaborée. La grâce éternelle et universelle qui tire des larmes, qui déchire le ventre, qui nous parle à sa façon divine.

 

Ce n’est pas un hasard si pour mettre un mot sur ce phénomène, l’homme lui a donné le nom de « musique », qui partage sa racine avec les « muses », une racine ancestrale qui signifie : « penser, s’exalter, désirer ».

 

Tout est dit.

 

 


Découvrez Lenny Kravitz!
par Amélie
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